{"id":6526,"date":"2021-05-03T16:18:20","date_gmt":"2021-05-03T14:18:20","guid":{"rendered":"https:\/\/sn.ambaguinee.org\/?p=6526"},"modified":"2021-05-03T16:18:20","modified_gmt":"2021-05-03T14:18:20","slug":"bechir-ben-yahmed-fondateur-de-jeune-afrique-est-mort","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sn.ambaguinee.org\/?p=6526","title":{"rendered":"B\u00e9chir Ben Yahmed, fondateur de \u00ab Jeune Afrique \u00bb, est mort"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>Journaliste et homme d\u2019affaires, il avait lanc\u00e9 le magazine panafricain en 1960. Il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Paris des suites du Covid-19, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 93\u00a0ans.<\/p>\n<p>B\u00e9chir Ben Yahmed est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 ce lundi 3 mai \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Lariboisi\u00e8re, \u00e0 Paris, des suites du Covid-19. Jusqu\u2019\u00e0 son hospitalisation, fin mars, cet ancien \u00e9l\u00e8ve de HEC natif de l\u2019\u00eele tunisienne de Djerba aura d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment refus\u00e9 de porter le masque et de se faire vacciner, tout en continuant de vouloir serrer la main \u00e0 ses interlocuteurs. Ainsi dispara\u00eet, \u00e0 93\u00a0ans, le patron de\u00a0<em>Jeune Afrique,<\/em>\u00a0le seul\u00a0<em>news magazine<\/em>\u00a0panafricain pouvant s\u2019enorgueillir d\u2019avoir franchi le cap des 60\u00a0ans.<\/p>\n<p>L\u2019aventure commen\u00e7a \u00e0 Tunis le 17\u00a0octobre 1960 \u2013\u00a0ann\u00e9e-phare de l\u2019ind\u00e9pendance de 17\u00a0pays africains\u00a0\u2013 sous la d\u00e9nomination\u00a0<em>Afrique Action,<\/em>\u00a0avant de se poursuivre l\u2019ann\u00e9e suivante, apr\u00e8s une escale \u00e0 Rome, \u00e0 Paris sous l\u2019appellation\u00a0<em>Jeune Afrique.<\/em>\u00a0Depuis, au gr\u00e9 des p\u00e9riodes fastes ou de vaches maigres, des attentats terroristes, des crises internes et des controverses, notamment autour des publireportages ou de la complaisance suppos\u00e9e de l\u2019hebdomadaire vis-\u00e0-vis de certains r\u00e9gimes africains, le groupe de presse a tenu le coup. Et \u00ab\u00a01960\u00a0\u00bb est m\u00eame devenu autant une ann\u00e9e f\u00e9tiche qu\u2019un socle pour son fondateur, souvent d\u00e9sign\u00e9 par ses initiales \u00ab\u00a0BBY\u00a0\u00bb. On retrouve ainsi \u00ab\u00a01960\u00a0\u00bb dans les quatre derniers chiffres du standard t\u00e9l\u00e9phonique de la r\u00e9daction sise rue d\u2019Auteuil, dans le tr\u00e8s morne XVI<sup>e<\/sup>\u00a0arrondissement de Paris.<\/p>\n<p>Plusieurs journalistes et auteurs de renom ont d\u00e9marr\u00e9 leur carri\u00e8re ou ont longtemps collabor\u00e9 \u00e0\u00a0<em>Jeune Afrique<\/em>\u00a0: Frantz Fanon, l\u2019\u00e9crivain Kateb Yacine, le futur acad\u00e9micien Amin Maalouf (Prix Goncourt 1993 pour\u00a0<em>Le Rocher de Tanios<\/em>)<em>,<\/em>\u00a0Josette Alia, Guy Sitbon, Le\u00efla Slimani (Goncourt 2016 pour\u00a0<em>Chanson douce<\/em>)\u2026 Et surtout Jean Daniel, qui raconte dans ses m\u00e9moires combien il doit la vie \u00e0 B\u00e9chir Ben Yahmed, venu \u00e0 sa rescousse alors qu\u2019il \u00e9tait gravement bless\u00e9 lors d\u2019affrontements entre soldats tunisiens et fran\u00e7ais en juillet 1961 \u00e0 Bizerte. Il s\u2019en est suivi une longue amiti\u00e9 entre les deux patrons de presse jusqu\u2019\u00e0 la disparition du fondateur du\u00a0<em>Nouvel Observateur,<\/em>\u00a0en f\u00e9vrier 2020.<\/p>\n<p>Au cours de son histoire sexag\u00e9naire, le journal a connu quatre attentats ou tentatives d\u2019attentats terroristes. Le premier, en 1961, fut attribu\u00e9 \u00e0 l\u2019Organisation de l\u2019arm\u00e9e secr\u00e8te (OAS), favorable \u00e0 la pr\u00e9sence fran\u00e7aise en Alg\u00e9rie. Le deuxi\u00e8me au groupuscule d\u2019extr\u00eame-droite Charlemagne. En 1979, des pains de dynamite ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts et d\u00e9samorc\u00e9s \u00e0 la r\u00e9daction. Et en mars 1986, une partie des locaux a \u00e9t\u00e9 souffl\u00e9e par la d\u00e9flagration d\u2019une bombe, un attentat probablement commandit\u00e9 par l\u2019entourage imm\u00e9diat de Mouammar Kadhafi.<\/p>\n<h2>Engag\u00e9 pour la cause du tiers-monde<\/h2>\n<p>Tr\u00e8s li\u00e9 \u00e0 Pierre Mendes France et \u00e0 Michel Rocard, B\u00e9chir Ben Yahmed \u00e9tait un journaliste \u00e0 l\u2019intelligence vive doubl\u00e9 d\u2019un redoutable homme d\u2019affaires. Il \u00e9crivait \u00e0 l\u2019encre verte, comme Habib Bourguiba \u2013\u00a0dont il fut le ministre de l\u2019information \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance de la\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/tunisie\/\">Tunisie<\/a>, en 1956. Ce signe distinctif fit des \u00e9mules au sein de la r\u00e9daction, o\u00f9 l\u2019on vit appara\u00eetre des notes de collaborateurs \u00e9crites \u00e0 l\u2019encre mauve, violette et rouge\u2026 Jusqu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es 2010, il r\u00e9gna en ma\u00eetre absolu \u00e0 la t\u00eate d\u2019un groupe de presse qui compta un moment jusqu\u2019\u00e0 plusieurs titres, une maison d\u2019\u00e9dition, une agence de voyages et m\u00eame un magasin de meubles. L\u2019homme \u00e9tait exigeant avec lui-m\u00eame comme avec ses collaborateurs. Il soumettait avant publication ses \u00e9ditos \u2013\u00a0initul\u00e9s \u00ab\u00a0Ce que je crois\u00a0\u00bb\u00a0\u2013 \u00e0 un petit cercle de journalistes et n\u2019h\u00e9sitait pas \u00e0 int\u00e9grer leurs avis, critiques et corrections.<\/p>\n<p>Sous sa houlette, les conf\u00e9rences de r\u00e9daction, g\u00e9n\u00e9ralement ouvertes \u00e0 des invit\u00e9s ext\u00e9rieurs (ministres, diplomates, \u00e9crivains et confr\u00e8res), \u00e9taient spartiates, bien souvent tendues. Il distribuait les bons et mauvais points, d\u00e9cr\u00e9tait qui m\u00e9ritait le label de\u00a0<em>\u00ab\u00a0vrai journaliste\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0et qui \u00e9tait\u00a0<em>\u00ab\u00a0journaliste moins complet\u00a0\u00bb.<\/em>\u00a0Il faisait calculer la production des journalistes et le plus stakhanoviste au sein de la r\u00e9daction se voyait octroyer, en fin d\u2019ann\u00e9e, un quatorzi\u00e8me mois de salaire. L\u2019homme \u00e9tait avenant, \u00e0 l\u2019\u00e9coute, compr\u00e9hensif et g\u00e9n\u00e9reux. Il pouvait tout aussi bien \u00eatre sentencieux. Ainsi n\u2019h\u00e9sita-t-il pas \u00e0 lancer un jour, devant une assembl\u00e9e m\u00e9dus\u00e9e, la formule\u00a0<em>\u00ab\u00a0\u00eatre malade est une faute professionnelle\u00a0\u00bb,<\/em>\u00a0sans que l\u2019on sache s\u2019il s\u2019agissait ou non d\u2019une (mauvaise) plaisanterie.<\/p>\n<p>Le recrutement des salari\u00e9s valait aussi le d\u00e9tour. Il passait entre autres par le tamis d\u2019un cabinet de graphologie, \u00ab\u00a0science\u00a0\u00bb d\u2019analyse de l\u2019\u00e9criture dont le patron \u00e9tait f\u00e9ru. BBY avait l\u2019\u00e9l\u00e9gance de communiquer copie des r\u00e9sultats de l\u2019analyse graphologique \u00e0 la nouvelle recrue. Il r\u00e9p\u00e9tait \u00e0 l\u2019envi l\u2019exercice, comme pour bien s\u2019assurer de la \u00ab\u00a0bonne\u00a0\u00bb \u00e9volution de l\u2019employ\u00e9 et, plus probablement, de sa loyaut\u00e9 vis-\u00e0-vis de l\u2019entreprise.<\/p>\n<p>Engag\u00e9 pour la cause du tiers-monde sans pour autant \u00eatre un militant, B\u00e9chir Ben Yahmed a rencontr\u00e9 et parfois interview\u00e9 Gamal Abdel Nasser, Ahmed Ben Bella, Ahmed S\u00e9kou Tour\u00e9, Patrice Lumumba, Mehdi Ben Barka, Che Guevara et Fidel Castro, \u00e0 Cuba, tout comme Ho Chi Minh au cours d\u2019un voyage au Vietnam en 1967. Il a assist\u00e9 en 1957 \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance de la Gold Coast (le Ghana) au c\u00f4t\u00e9 de\u00a0<em>\u00ab\u00a0l\u2019osagyefo\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0Kwame Nkrumah. Homme de paradoxe, il a nou\u00e9 sur le tard une bien \u00e9tonnante amiti\u00e9 avec le tr\u00e8s controvers\u00e9 \u00ab\u00a0homme de l\u2019ombre\u00a0\u00bb du g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle, Jacques Foccart, dont\u00a0<em>Jeune Afrique<\/em>\u00a0a co-\u00e9dit\u00e9 les m\u00e9moires avec Fayard. Et apr\u00e8s avoir longtemps r\u00e9sist\u00e9, le fondateur de\u00a0<em>Jeune Afrique<\/em>\u00a0a finalement \u00e9t\u00e9 naturalis\u00e9 fran\u00e7ais en 1994.<\/p>\n<h2>Faire un \u00ab\u00a0New Yorker\u00a0\u00bb \u00e0 la fran\u00e7aise<\/h2>\n<p>Gros consommateur de journaux, avec une faiblesse marqu\u00e9e pour les britanniques\u00a0<em>The Economist<\/em>\u00a0et\u00a0<em>Financial Times,<\/em>\u00a0ce bourreau de travail venait au journal \u00e0 pied, \u00e0 v\u00e9lo et, avec l\u2019\u00e2ge, en voiture avec chauffeur. Il y arrivait t\u00f4t et retournait chez lui en d\u00e9but d\u2019apr\u00e8s-midi. Il aimait la bonne ch\u00e8re, le bon vin et s\u2019offrait un cigare en fin de repas \u00e0 domicile, tout en zappant avec la t\u00e9l\u00e9commande de son r\u00e9cepteur de t\u00e9l\u00e9vision, comme s\u2019il ne voulait pas louper une miette de l\u2019actualit\u00e9. A la maison, il avait table ouverte, et pas que pour des c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s. Les invit\u00e9s d\u00e9filaient rue de Varenne, avenue Foch, rue Descamps, rue de l\u2019Universit\u00e9, dans ces beaux quartiers parisiens o\u00f9 v\u00e9cut BBY. Parmi les personnalit\u00e9s dont il appr\u00e9ciait la compagnie, Alassane Ouattara, Abdou Diouf, Michel Rocard ou encore Fran\u00e7ois Mitterrand, re\u00e7u plusieurs fois \u00e0 d\u00eener alors qu\u2019il \u00e9tait \u00e0 l\u2019Elys\u00e9e.<\/p>\n<p>Jamais \u00e0 court d\u2019id\u00e9es, profitant du changement de mill\u00e9naire, il d\u00e9cida de renouveler le nom de l\u2019hebdomadaire. Contre l\u2019avis de ses amis, de ses proches et de l\u2019\u00e9crasante majorit\u00e9 de la r\u00e9daction, sid\u00e9r\u00e9e, il d\u00e9cida de substituer au titre\u00a0<em>Jeune Afrique<\/em>\u00a0celui de\u00a0<em>L\u2019Intelligent.<\/em>\u00a0<em>\u00ab\u00a0Un journal qui va vers sa 41<sup>e<\/sup>\u00a0ann\u00e9e peut-il continuer ind\u00e9finiment \u00e0 s\u2019intituler \u201cjeune\u201d\u00a0?,<\/em>\u00a0tenta-t-il d\u2019expliquer dans une note interne dat\u00e9e du 29\u00a0d\u00e9cembre 1999.\u00a0<em>Le continent qu\u2019il sert et o\u00f9 il trouve la majorit\u00e9 de ses lecteurs ne doit-il pas, lui-m\u00eame, quitter la jeunesse et sa fougue qui le pr\u00e9dispose aux erreurs pour devenir adulte, entrer dans la voie de la maturit\u00e9\u00a0? Nous avons d\u00e9cid\u00e9 d\u2019abandonner le nom<\/em>\u00a0Jeune Afrique,\u00a0<em>dont nous mesurons ce qu\u2019il repr\u00e9sente pour vous comme pour nous. Pour le remplacer, nous avons choisi un titre qui fera sursauter plus d\u2019un\u00a0<\/em>: L\u2019Intelligent.\u00a0<em>\u00bb<\/em>\u00a0Stupeur\u00a0! Protestations de lecteurs visc\u00e9ralement attach\u00e9s au titre, sinon au mot \u00ab\u00a0Afrique\u00a0\u00bb. L\u2019aventure tourna court et l\u2019on revint, apr\u00e8s moult p\u00e9rip\u00e9ties, \u00e0 la d\u00e9nomination originelle.<\/p>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, B\u00e9chir Ben Yahmed avait un peu lev\u00e9 le pied, consacrant l\u2019essentiel de son \u00e9nergie \u00e0 l\u2019animation du bimestriel\u00a0<em>La Revue,<\/em>\u00a0lanc\u00e9 en 2003 et dont il \u00e9tait l\u2019unique actionnaire, avec pour ambition avou\u00e9e d\u2019en faire un\u00a0<em>\u00ab<\/em>\u00a0New Yorker<em>\u00a0\u00e0 la fran\u00e7aise\u00a0\u00bb<\/em>. Il avait aussi commenc\u00e9 \u00e0\u00a0<em>\u00ab\u00a0ranger ses affaires\u00a0<\/em>\u00bb dans la perspective d\u2019organiser sa succession. Plusieurs solutions s\u2019offraient \u00e0 lui : confier la gestion du groupe Jeune Afrique \u00e0 une fondation d\u2019Afrique subsaharienne\u00a0; transmettre le t\u00e9moin au directeur de la r\u00e9daction et fid\u00e8le compagnon de route, Fran\u00e7ois Soudan\u00a0; proc\u00e9der \u00e0 une succession h\u00e9r\u00e9ditaire en remettant le gouvernail \u00e0 ses deux fils, Amir et Marwane Ben Yahmed, respectivement \u00e2g\u00e9s de 49 et 44\u00a0ans. C\u2019est, finalement, cette derni\u00e8re solution qu\u2019il a choisie.<\/p>\n<p><strong>Par <a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/signataires\/francis-kpatinde\/\">Francis Kpatind\u00e9<\/a> (in Le Monde)<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/mediaguinee.org\/bechir-ben-yahmed-fondateur-de-jeune-afrique-est-mort\/\">B\u00e9chir Ben Yahmed, fondateur de \u00ab Jeune Afrique \u00bb, est mort<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/mediaguinee.org\/\">Mediaguinee.org<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Journaliste et homme d\u2019affaires, il avait lanc\u00e9 le magazine panafricain en 1960. Il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Paris des suites du Covid-19, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 93\u00a0ans. B\u00e9chir Ben Yahmed est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 ce lundi 3 mai \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Lariboisi\u00e8re, \u00e0 Paris, des suites du Covid-19. 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