
Ce samedi 18 avril 2026, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a procédé à la pose de la première pierre des Écoles régionales des arts et métiers (ERAM) de Kindia et de Mamou.

Une étape majeure qui s’inscrit dans la politique nationale de renforcement de la formation professionnelle et de l’insertion socio-économique des jeunes en Guinée. La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, des autorités administratives et des citoyens de la localité.
C’est à Sabouya, dans le district de Foulaya, relevant de la sous-préfecture de Damakania, que le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a procédé à la pose de la première pierre de ces deux grandes écoles des arts et métiers (ERAM) pour Kindia et Mamou.

Prenant la parole, le Premier ministre a replacé ce projet dans une dynamique nationale déjà engagée.
« C’est un grand plaisir d’être ici aujourd’hui pour de multiples raisons : la pose de la première pierre de l’École régionale des arts et métiers de Kindia, ainsi que celle de Mamou. La construction de ces deux écoles viendra couronner le processus de mise en place des écoles sur l’ensemble du territoire national. Cela signifie, comme l’a indiqué tout à l’heure le coordonnateur des écoles régionales, que plusieurs écoles des arts et métiers ont déjà été construites dans de nombreuses collectivités du pays. Ce n’est donc plus une promesse, mais l’aboutissement d’un processus désormais presque achevé. Il y a deux ans, je me suis rendu à Dabola. L’infrastructure de l’ERAM y est remarquable. Cependant, au-delà des cérémonies officielles, il est important de chercher à comprendre certaines réalités. Cette école a une capacité d’accueil de 1 200 apprenants, mais n’en comptait à peine que 200 à l’époque. La question se pose alors : pourquoi, alors que de nombreux jeunes prennent des risques en traversant le désert ou la mer pour chercher un avenir ailleurs, n’utilisent-ils pas ces infrastructures disponibles dans leur propre pays pour se former et se construire ? », s’est interrogé le Premier ministre guinéen.

Au-delà des infrastructures, le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de donner un contenu attractif et efficace à ces établissements pour encourager les jeunes à s’y former.
« Il s’agit d’encourager les élèves et les étudiants, notamment issus de milieux défavorisés et en quête de qualification, à rejoindre ces écoles pour apprendre un métier et se construire un avenir. Il est impératif de rattraper le retard en développant des infrastructures et des contenus adaptés, afin d’offrir à ces millions de jeunes des opportunités de formation, d’insertion professionnelle et d’épanouissement », a-t-il dit.
De son côté, le ministre Alpha Bacar Barry a insisté sur la réforme structurelle en cours dans le système éducatif guinéen et la nécessité de renforcer l’attractivité de la formation professionnelle.

« Ces deux écoles viendront compléter la panoplie des outils de formation au niveau régional. Elles s’inscrivent dans la volonté du gouvernement de la République de Guinée de répondre à une demande de plus en plus importante en main-d’œuvre qualifiée, afin de soutenir l’économie de notre pays. Monsieur le Premier ministre, vous m’avez demandé pourquoi créer une énième ERAM alors que les autres peinent à fonctionner. La problématique fondamentale réside dans l’attractivité de la formation professionnelle. C’est un travail national, un travail de sensibilisation et de conviction, mais aussi un travail technique d’orientation. Bien souvent, nos écoles ont formé dans des troncs communs classiques, avec pour objectif principal de produire des universitaires. Cette réalité est en train d’évoluer profondément. Non seulement nous sommes en train de renforcer, d’équiper et d’améliorer la qualité de la formation technique et professionnelle, mais surtout — et c’est essentiel, Monsieur le Premier ministre — nous mettons en place des passerelles entre l’enseignement général, l’enseignement technique et la formation professionnelle. Ces établissements serviront aussi de supports logistiques pour les régions. Ils comprendront des restaurants, des salles de formation, des bureaux, mais surtout des infrastructures de production. Les ateliers qui y seront installés ne serviront pas uniquement à la formation : ils pourront également produire et générer des revenus », a-t-il déclaré.
À travers ces investissements, les autorités entendent répondre à un double défi : la formation d’une main-d’œuvre qualifiée et la réduction du chômage des jeunes. Le gouvernement mise ainsi sur la professionnalisation de l’éducation pour accompagner la transformation économique du pays et offrir des alternatives concrètes à la migration irrégulière.
Aboubacar Dramé, correspondant régional à Kindia
+224 623 08 09 10
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Last modified: 18 avril 2026





