
À l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, Boubacar Yacine Diallo, président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), s’est prêté dimanche 3 mai dernier à un exercice peu ordinaire : présenter aux jeunes journalistes des figures vétéranes de la presse guinéenne.
Alliant parfaite connaissance du paysage médiatique national et riche expérience, le journaliste radio -apprécié pour son talent et son tact -est revenu sur son parcours, marqué par des hauts et des bas.
Le patron de la HAC -qui fut directeur général de l’ORTG et ministre de l’Information- a notamment révélé avoir été le premier journaliste à être emprisonné en 1985, pour avoir dénoncé la saleté et la vie chère à Mamou.
« Le premier journaliste qui a été arrêté en 1985 s’appelle Boubacar Yacine Diallo. C’est parce qu’il avait seulement écrit, à Mamou, que la ville est sale et que la vie est chère », a-t-il confié, non sans critiquer ceux qui se prennent pour des juges autoproclamés de la presse guinéenne.
Poursuivant son intervention, il a rappelé les sacrifices consentis par sa génération pour la liberté de la presse :
« Quand j’entends dire qu’ils sont achetés, qu’ils sont vendus, c’est nous qui nous sommes battus pour la liberté. Le seul journaliste qui a été condamné à un an de prison ici, parce qu’il a dit qu’un colonel de l’armée a démissionné, il s’appelle Boubacar Yacine Diallo. Et le président [Lansana Conté, ndlr] m’a gracié à 20 heures alors que j’étais au Maroc, parce qu’il n’était pas d’accord avec la décision du juge. »
Avant de conclure sur un ton ferme : « Vous allez nous apprendre quoi ? Vous avez découvert la presse, elle était libre, elle était indépendante. Et vous partirez de la presse, vous la laisserez libre et indépendante. »
Ousmane CAMARA
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Last modified: 5 mai 2026





