
Devant la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), l’affaire opposant Maître Aboubacar Ouattara à quatre prévenus poursuivis pour des faits présumés “d’escroquerie, d’abus de confiance, de complicité, de faux et usage de faux”, a été renvoyée au 19 mai 2026 pour leur comparution.
À l’audience du mardi 12 mai, les mis en cause Sékou Keita actuel conseiller chargé de la communication institutionnelle et judiciaire, et porte-parole du ministère de la justice, Fatoumata Traoré,Bintou Doumbouya et Fayala Traoré ont une nouvelle fois brillé par leur absence, malgré leur citation régulière devant la juridiction.
Représentant la partie civile, Me Amadou Bah a dénoncé plusieurs irrégularités dans le jugement rendu le 21 juillet 2012 par le tribunal de première instance de Dixinn, qui avait relaxé les prévenus. L’avocat évoque notamment la violation de plusieurs dispositions du Code pénal. Selon lui, Fatoumata Traoré aurait présenté un prétendu contrat de fourniture d’équipements militaires attribué à l’ancien ministre de la Défense Mohamed Diané, document que la partie civile considère comme faux.
Concernant Sékou Keita, Me Bah affirme qu’il aurait convaincu son client de privilégier un règlement à l’amiable afin de faciliter la libération de Fatoumata Traoré, en promettant la vente de camions censés rembourser les fonds engagés.
Le ministère public, par la voix du substitut Biwon Millimouno, a requis la délivrance de mandats contre les prévenus, estimant qu’aucune justification valable n’a été fournie à leur absence répétée. La Cour, présidée par Francis Kova Zoumanigui, a averti que des mandats d’amener ou d’arrêt pourraient être décernés en cas de nouveau refus des accusés.
Bhoye Barry pour guinee7.com
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Last modified: 13 mai 2026





