Ambassade de la R. de Guinée au Sénégal

Proxénétisme, diffamation, vidéos virales : Hadya mo Néné face à la justice

20 mai 2026

Poursuivie pour des faits présumés de « diffamation, proxénétisme et complicité, atteinte à l’ordre public et à la dignité des individus par le biais d’un système informatique », Hadiatou Bah, connue sous le nom de scène Hadya mo Néné, a comparu ce mercredi 20 mai 2026 devant le tribunal de première instance de Dixinn.

Âgée de 24 ans et se présentant comme artiste, la prévenue a exprimé des regrets à la barre concernant les propos tenus lors d’une interview devenue virale sur les réseaux sociaux.

“Je voulais créer du buzz parce que je suis dans la musique depuis 2 ans, je ne suis pas connu. (…), j’ai pas pu me tenir, j’ai dit des gros mots. Une semaine après l’entretien a été publié, les gens ont commencé à m’appeler pour dire que c’est moi qui fait la Une sur les réseaux sociaux”, a-t-elle déclaré à la barre.

Revenant sur les circonstances de cette interview, Hadiatou Bah a expliqué : “chaque fois il (Alpha) m’appelait pour des interviews j’ai pas accepté. Maintenant quand j’ai sorti mon clip je l’ai appelé pour faire l’interview”.

Concernant les accusations faisant état de pratiques de racket impliquant des jeunes filles à Bilingam, la prévenue a reconnu que ses déclarations étaient « inexactes » et destinées uniquement à « faire le buzz ». Elle a également précisé que l’établissement Bilingam n’était pas un lieu de prostitution.

Hadiatou Bah a affirmé connaître le propriétaire des lieux sans entretenir de relation particulière avec lui, ajoutant qu’elle fréquentait régulièrement l’établissement.

Interrogée par le procureur sur le surnom « Bandirou », elle a répondu : « Je fréquente les ghettos, c’est pourquoi les gens m’appellent ainsi. »

L’artiste a également indiqué que ses chansons s’inspirent des réalités sociales, citant notamment son dernier clip intitulé « Liba si diwa ». Elle a par ailleurs déclaré : « Je ne consomme pas de drogue, mais je fume la cigarette. »

De la demande de jonction des procédures

Prenant la parole, Me David Beavogui, avocat de la défense, a sollicité la jonction du dossier de sa cliente avec une autre procédure en cours. Le procureur a estimé que, dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice, les deux dossiers devraient effectivement être joints. De son côté, Me Ibrahima Baldé, avocat de la partie civile, s’en est remis à la sagesse du tribunal.

Le juge Sangaré a toutefois indiqué qu’il convenait d’entendre séparément les prévenus afin de mieux apprécier le contenu des dossiers. Il a également souligné qu’une éventuelle jonction entraînerait le renvoi de l’audience.

Dans la même dynamique, Me David Beavogui a introduit une demande de mise en liberté provisoire pour sa cliente, une requête à laquelle le ministère public s’est opposé.

À l’issue des débats, le tribunal a rejeté la demande de mise en liberté de Hadiatou Bah et renvoyé l’affaire au 10 juin 2026 pour la poursuite des débats.

Bhoye Barry pour guinee7.com

L’article Proxénétisme, diffamation, vidéos virales : Hadya mo Néné face à la justice est apparu en premier sur Guinee7.com.

Last modified: 20 mai 2026

Comments are closed.