
Une semaine après la fête de la Tabaski 2026, les prix du bétail n’ont pas connu de diminution significative dans les parcs de Conakry, la capitale guinéenne. Un bœuf dépasse encore les 10 millions de francs guinéens et une brebis à plus de 5 millions francs guinéens. Les professionnels du secteur justifient cette situation par la disponibilité du stock d’approvisionnement de la fête, l’abattage de bétails sans aucune justification connue, la rareté du bétail en Guinée, mais aussi l’amaigrissement de celui qui existe, obligeant les marchands à se ravitailler dans la sous-région.

Ibrahima Touré, membre du bureau du parc à bétail de Simbaya Gare, interrogé ce mercredi 3 juin au parc à bétail de Simbaya Gare, a profité de notre micro pour justifier cette cherté des prix du cheptel. À l’en croire, «si vous observez les bœufs, il n’y a pas une grande quantité ici, il n’y a que le stock de la Tabaski acheté à des prix trop élevés. Donc même s’il y aurait une diminution ça sera une diminution très légère pour éviter les risques de perdre beaucoup d’argent. Les prix sont chers pour ne pas vous dire que le prix est amorti mais une fois au parc vous trouvez le contraire. En attendant d’autres approvisionnements les prix sont chers. Il y a des bœufs de 8 millions de francs guinéens, il y a également des bœufs de 10 à 11 millions de francs guinéens. Pour les moutons maliens il y en a à partir de 2 millions 500 mille jusqu’à 5 millions 500 mille francs guinéens. Pour les moutons guinéens les prix varient entre 1 à 2 millions de francs guinéens», a-t-il précisé.

Pour espérer une disponibilité du bétail à un coût raisonnable, ce responsable du parc à bétail suggère aux autorités de protéger les bouviers. «On a entendu vers Lola il y a eu une quarantaine de vœux qui ont été tués. Et si de tels actes se produisent, les éleveurs n’auront pas le courage de continuer à pratiquer l’élevage puisque c’est le gouvernement qui doit encourager la pratique de l’élevage. Mais si nous ne sommes pas protégés, il sera très difficile de trouver des bœufs à vendre ou à acheter. Si c’est l’exportation vers le Mali, nous pouvons vendre ça ne sera pas facile. Du côté de N’Zérékoré vous avez vu cette année les bétails étaient trop amaigris, on ne pouvait pas les amener à Conakry».
Accusés, à tort ou à raison, d’être les principaux acteurs de la hausse des prix du bétail, les responsables du parc à bétail de Simbaya Gare apportent des clarifications. «S’ils disent que nous sommes les responsables de l’augmentation des prix des bétails qu’ils sachent qu’ils n’ont pas bien compris. Nous ne rendons pas les prix plus chers, nous recevrons par rapport aux prix d’achats et nous augmentons un faible intérêt. Après l’achat on calcule tous les frais et cherchons un petit intérêt parce qu’on ne peut pas vendre à perte aussi. Notre souhait c’est de voir les prix revus à la baisse. Mais si nous achetons à des prix très élevés par rapport à l’année dernière nous serons obligés de revendre à un prix plus élevé que les années précédentes».
Pour finir, les professionnels du secteur sollicitent à nouveau l’aide des autorités et des personnes de bonne volonté afin de retrouver leurs proches partis au Mali pour l’achat de bétail et portés disparus depuis le 24 avril dernier. «Jusqu’à présent, nous n’avons pas de nouvelles d’eux. Mais nous prions Dieu qu’il fasse qu’ils se portent bien, ainsi que leurs biens. Nous espérons les retrouver dans de très bonnes conditions. Nous sollicitons l’aide du Gouvernement parce que nous seuls nous ne pouvons rien faire, puisque s’ils sont entre les mains des autorités maliennes, il faudrait que les autorités guinéennes s’impliquent davantage».
Mamadou Yaya Barry
L’article Conakry : le prix du bétail toujours élevé, une semaine après la fête de Tabaski est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
Last modified: 4 juin 2026





