
Guinée- À Conakry, les initiateurs de la Couronne d’Afrique ont levé le voile sur un projet qui entend rompre avec les standards traditionnels des concours de beauté. Présentée lors d’une conférence de presse, cette initiative se veut un cadre de promotion du leadership, de la culture et de l’engagement citoyen des jeunes Africains. Placée sous le thème « Jeunesse africaine, leadership et valorisation culturelle », elle ambitionne de mettre en avant les compétences et les projets portés par la jeunesse, au-delà de l’apparence physique.

Prenant la parole, Éliane, coordinatrice adjointe du projet, a insisté sur la philosophie qui guide cette compétition. Selon elle, il ne s’agit pas simplement de décerner un titre, mais de créer une véritable dynamique au service du développement du continent. « La Couronne d’Afrique est bien plus qu’un concours. C’est une vision, un engagement et un mouvement qui ambitionne de révéler des femmes et des hommes porteurs de valeurs, de compétences et de projets utiles à leur communauté », a-t-elle expliqué.
Elle a poursuivi en soulignant que l’initiative repose sur des valeurs fortes destinées à encourager une nouvelle génération de leaders. « Notre objectif est de promouvoir l’excellence, le leadership, la culture, le civisme et l’engagement du citoyen. Nous voulons offrir une plateforme où les talents africains pourront s’exprimer, grandir et devenir de véritables ambassadeurs de notre continent », a ajouté la coordinatrice adjointe.
Évoquant l’origine du concept, Éliane a indiqué que cette idée est née après plusieurs expériences dans l’univers des concours de beauté. Une réflexion qui a conduit les promoteurs à imaginer un modèle différent. « Pourquoi ne pas créer un concept qui va au-delà de la beauté et qui permettrait véritablement de valoriser la jeunesse africaine ? », a-t-elle rapporté.

De son côté, la coordinatrice générale, Kadiatou Thiam, a rappelé que la vocation de la Couronne d’Afrique dépasse les frontières guinéennes, même si cette première édition sera organisée en Guinée. « Ce n’est pas seulement une compétition nationale, c’est une couronne d’Afrique, c’est une compétition panafricaine. Mais pour la première édition, nous avons d’abord voulu nous limiter en Guinée », a-t-elle précisé.
Elle a également lancé un appel aux candidats, y compris aux ressortissants étrangers établis dans le pays, en assurant que la compétition reste ouverte à tous ceux qui remplissent les conditions fixées par les organisateurs. « Tous ceux qui sont étrangers, qui vivent sur le territoire guinéen, sont appelés à s’inscrire parce que tout le monde aura sa chance de pouvoir se présenter et pouvoir remporter cette couronne », a-t-elle déclaré.

Membre du comité d’organisation, Sabine Doumla a, pour sa part, expliqué que l’événement entend démontrer qu’un concours de beauté peut aussi être un espace d’expression intellectuelle et de valorisation des initiatives. « Nous voulons montrer au monde qu’il ne suffit pas seulement de marcher sur les talons parce qu’on est belle. On peut aussi être intelligent, on peut aussi porter des projets intéressants et marcher sur des talons », a-t-elle soutenu.
Enfin, elle a dévoilé le calendrier des différentes étapes de cette première édition, en précisant que le projet ne se limitera pas à l’élection d’une Miss. « Ce n’est pas seulement une élection de Miss, il y a aussi une élection de Master. Le 15 août, nous avons le casting, le 19 septembre la présélection et le 21 novembre, nous aurons la finale », a annoncé Sabine Doumla.
À travers cette initiative, les organisateurs ambitionnent de bâtir une plateforme panafricaine capable d’encourager l’engagement citoyen, de promouvoir les cultures africaines et de faire émerger une jeunesse porteuse de projets au service de son continent.
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
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Last modified: 2 août 2026





