
Conakry- Un jeune homme surnommé « Pèlè Pèlè » est décédé ce lundi 21 septembre 2026 dans le secteur Bambou, à Carrière Centre, dans la commune de Matam. Le drame est intervenue en début d’après-midi, alors que la victime se trouvait dans la zone où elle transportait des ordures.

Selon les témoignages recueillis sur place, l’homme aurait été aperçu alors qu’il vomissait du sang. Une riveraine, Zeinab Sylla, affirme avoir été la première à le découvrir alors qu’elle sortait de la cour de sa grand-mère.

Elle raconte également que certaines personnes présentes sur les lieux ont tenté de savoir si l’homme avait été agressé, ce qu’il aurait démenti avant de succomber. «Je suis sortie de la cour de la grand-mère et j’ai trouvé ce monsieur en train de vomir du sang. J’ai appelé au secours, mais personne n’a osé s’approcher de lui. Quelqu’un lui a demandé s’il a été battu, il a répondu non. C’est ainsi qu’il s’est traîné d’un côté et j’ai vu qu’il était sur le point de rendre l’âme » témoignage Zeinab Sylla.

Alertés par la situation, des habitants ainsi que des responsables locaux se sont mobilisés. Un drap a notamment été placé sur le corps en attendant l’intervention des services compétents. «On a alerté les gens, y compris le chef de quartier. On a envoyé le drap qui a été étalé sur lui », ajoute-t-elle.
Un témoin raconte les circonstances de la découverte

Parmi les personnes alertées figure Mohamed Diané, chargé à l’assainissement et au dégagement au sein du bureau de Carrière Centre. Il explique avoir été informé de la présence du corps alors qu’il revenait de la mosquée. «Après la prière de 14h, je sortais de la mosquée vers les 13h40. C’est 13h50 comme ça, j’ai vu un regroupement en haut ici. Donc, j’ai pris patience d’abord pour voir ce qui n’allait pas. Maintenant, il y a des citoyens qui sont descendus. Ils m’ont vu directement et ils m’ont dit qu’il y a un corps sans vie en haut », raconte-t-il.
D’après les premières informations recueillies par les responsables locaux, l’homme aurait affirmé, avant son décès, être originaire de Hérémakono. Il aurait également cité le nom d’un certain Bangoura, qu’il aurait présenté comme son frère et qui pourrait contribuer à son identification. « Il a parlé d’un gars qui vit à Hermakonon qui peut le reconnaître, que c’est son frère », explique Diaby Mohamed.
Des recherches ont alors été engagées dans les deux secteurs de Hérémakono, notamment Hérémakono Mosquée et Hérémakono Permanence. Des personnes se sont rendues sur place pour tenter d’identifier la victime, mais la démarche n’a pas permis de déterminer officiellement son identité. «Eux sont venus pour l’identification, malheureusement ils n’ont pas pu l’identifier. Donc ce monsieur dont il a parlé, on n’a pas pu retrouver ce monsieur Bangoura jusqu’à présent », précise-t-il.
La Police technique et scientifique sur les lieux

Après le constat du décès, les responsables locaux ont saisi les services de sécurité afin que les constatations nécessaires soient effectuées. «Nous avons déjà conservé son intégrité, c’est-à-dire mettre une couverture sur lui. Maintenant, nous avons dit de passer aux procédures normales, nous avons appelé au Central, puis à la gendarmerie. Ceux-ci se sont déplacés directement, venus sur les lieux », indique Diaby Mohamed.
Le commissariat central de Matam ainsi que la Police technique et scientifique se sont rendus sur place pour procéder aux constatations.

Une hypothèse médicale évoquant notamment une tuberculose aurait été avancée à partir de l’état physique de la victime. Cette piste reste toutefois à confirmer et ne permet pas, à ce stade, d’établir officiellement la cause du décès.
L’identité de l’homme retrouvé mort demeure également inconnue pour le moment. Les démarches engagées pour retrouver le dénommé Bangoura, présenté comme son frère, n’avaient pas encore abouti au moment du constat.
Après les opérations effectuées sur place, le corps a été transporté à la morgue par les Pompes funèbres.
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
Last modified: 21 septembre 2026





