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Rentrée scolaire en Guinée : Faya François Bourouno écarte toute menace de grève

30 septembre 2026

Conakry-La rentrée scolaire au niveau du préuniversitaire est prévue le 5 octobre prochain sur l’ensemble du territoire guinéen. Pour le ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Faya François Bourouno, cette rentrée n’est pas menacée, contrairement à ce que prétendent certains.

Selon lui, son département est en contact avec l’intersyndicale de l’éducation. « Aujourd’hui, notre pays a tout à gagner lorsque nous œuvrons pour le calme, pour la paix, pour la cohésion et pour le dialogue. Aujourd’hui, c’est cet effort que nous faisons. Il y a des concertations, il n’y a aucun problème entre la classe syndicale et le gouvernement. Des incompréhensions peuvent arriver autour d’un protocole d’accord, ça, c’est du classique dans les relations entre les syndicats et les employeurs. Donc, à ce niveau, ne vous faites pas de souci. Le secrétaire général a passé la demi-journée hier dans des discussions et je crois que vous avez suivi même certaines déclarations des centrales syndicales qui annonçaient qu’on n’est plus loin d’une fumée blanche », a-t-il déclaré mardi 29 septembre 2026, lors d’un point de presse.

Il rassure ensuite l’opinion publique sur la rentrée scolaire 2026-2027. « Il n’y a aucune menace par rapport à l’ouverture des classes. Il n’y a aucune menace, jusqu’au moment où je vous parle, il n’y a aucun préavis de grève. Donc, s’il n’y a pas de préavis de grève, nous devons œuvrer dans ce sens. Ces enfants qui doivent aller à l’école sont nos enfants. Ce sont nos frères, ce sont nos sœurs, nous devons créer les conditions. Le capital humain a été lourdement fouetté il y a quelques années derrière nous. Pendant plus de trois à quatre ans, entre les années 2015 et 2020, nous avons connu une continuité de désordre dans le système éducatif. Nous ne devons plus œuvrer à revenir dans ce genre de pratique », a déclaré Faya François Bourouno.

Évoquant le cas des enseignants contractuels, le ministre souligne que la vision du chef de l’État est de garantir la justice sociale. « Cette question des enseignants contractuels communautaires, c’était depuis 2018 l’histoire que certainement vous ignorez. Ils ont été promis, ça n’a pas été fait. Il a fallu le président Mamadi Doumbouya, en 2023, pour qu’il nous instruise de prendre des dispositions. Et en 2024, les besoins définis étaient de 10 000 enseignants. Un concours n’est pas un examen. Un examen, on peut parler de moyenne, mais un concours, on parle du nombre de places. Donc, c’est comme si on disait : ce sont les meilleurs des meilleurs en fonction du nombre de places. Le concours a donc permis de retenir 10 000 candidats. C’est un effort qu’il faut encourager », a rappelé Faya François Bourouno.

Il a enfin évoqué le concours de recrutement actuellement en cours dans le pays. « Vous avez lu le communiqué, le communiqué est clair : le concours s’ouvre aux contractuels communautaires, non seulement ceux qui ont passé ce concours en 2024 qui sont à l’intérieur, mais même ceux de Conakry. Quand on discutait, à un moment donné, il n’y avait pas de contractuels. Le sujet des contractuels de Conakry, mais le gouvernement a été ouvert. Monsieur le Premier ministre a reçu récemment les centrales syndicales, il a donné des directives et, aujourd’hui, nous sommes en train de travailler conformément à ces directives », a-t-il conclu.

Bhoye Barry pour guinee7.com

Last modified: 30 septembre 2026

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