

Le 12 octobre 2026, le train de voyageurs a de nouveau sifflé en Guinée, après 31 ans d’interruption. Un retour qui ravive les souvenirs de la Guinée d’antan. À Saramoussaya, dans la région de Mamou, autrefois animée par le passage du Conakry-Niger, l’arrêt du trafic ferroviaire a plongé la localité dans la léthargie. Rappel.
Jusqu’à la fin des années 1950, le réseau ferroviaire guinéen reposait essentiellement sur la ligne Conakry-Kankan, construite entre 1900 et 1914. En 1959, après l’indépendance de la Guinée, proclamée le 2 octobre 1958 sous la direction d’Ahmed Sékou Touré, la mise en service de la ligne minière Conakry-Fria marque une nouvelle étape dans le développement du transport ferroviaire dans le pays.





Par la suite, d’autres lignes à vocation minière ont vu le jour, notamment Sangarédi-Kamsar, mise en service en 1973, ainsi que la liaison Conakry-Kindia, via Débélé, dans les années 1970. En 2021, la ligne minière Dapilon-Santou est venue renforcer les infrastructures ferroviaires dédiées au transport de la bauxite.
En 2026, sous la présidence de Mamadi Doumbouya, la Guinée franchit une nouvelle étape avec le lancement d’un train de voyageurs sur le réseau du TransGuinéen. Ce vaste projet ferroviaire, long de plus de 650 kilomètres, est destiné à relier les zones minières de Simandou, dans la préfecture de Beyla, au port de Morébaya, dans la préfecture de Forécariah, en traversant plusieurs régions du pays.
Cette infrastructure comprend notamment un tunnel d’environ 12 kilomètres, présenté comme le plus long tunnel ferroviaire d’Afrique de l’Ouest.
Cette avancée intervient 31 ans après l’arrêt, en 1995, de l’exploitation de la ligne historique Conakry-Kankan, qui assurait notamment le transport des voyageurs entre la capitale et Kankan, deuxième ville du pays.
Noumoukè S.
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Last modified: 16 octobre 2026










