
Un violent incendie s’est déclaré dans la soirée du samedi 29 novembre 2025, vers 22 heures, au marché Magnalon de Yimbaya Tannerie. Les flammes ont ravagé un atelier de couture et tout son contenu, semant frayeur et désolation parmi les témoins et les victimes.
Selon les premiers témoignages recueillis sur les lieux, l’incendie serait parti d’une brusque montée de tension électrique. Ibrahima Sory Sylla, vendeur de produits de beauté dont la boutique jouxte l’atelier, se trouvait encore dans son commerce au moment du drame. Il raconte : « C’est une forte tension qui a créé ça. Moi j’étais dans mon salon, la tension s’est élevée d’un seul coup. J’ai éteint mes appareils. Il commençait à faire chaud à l’intérieur. C’est ainsi que mon petit est sorti. Il a vu les flammes. La porte avait rougis. Il n’y avait aucun moyen d’avoir la porte. J’ai alerté d’autres personnes qui étaient encore dans le marché. On a appelé la maîtresse, elle dit qu’elle arrive », a-t-elle déclaré.
Alertés, les sapeurs-pompiers se sont rapidement rendus sur place. Leur intervention a permis de maîtriser les flammes avant que le feu ne se propage à d’autres boutiques. Toutefois, certaines échoppes restées fermées n’ont pas pu être vérifiées immédiatement.
La propriétaire de l’atelier, M’Mangnoula, n’a pas pu se rendre sur les lieux tant le choc était immense. C’est à son domicile, entourée de sa famille, qu’elle a accepté de se confier, encore bouleversée par la perte de ses biens et de la marchandise qui lui avait été confiée : « j’ai énormément de choses dans cet atelier. Puisqu’en plus de la couture, je fais d’autres commerces aussi afin d’avoir de quoi vivre. Comme la couture ne marche pas beaucoup, je me lève très tôt pour aller vendre à l’école et je reviens à l’atelier. »
Elle explique que plusieurs produits qu’elle conservait dans son atelier ne lui appartenaient pas.
« J’ai de grande quantité de riz du pays, de la poudre de manioc, de l’huile aussi. C’est de la marchandise qui ne m’appartient pas. Je prends ça avec un léonais qui me donne à crédit. Après la vente, je lui renvoie son argent. Donc, rien ne m’appartient là-bas, en ce qui concerne la marchandise et les habits. Ce que je possède là-bas, c’est le réfrigérateur et les machines. Je ne pourrais pas dire l’étendue des dégâts. J’ai trois machines en fonction et d’autres que j’ai stocké. Il y avait aussi de l’argent. Comme ça ne m’appartient pas, je ne voulais pas l’envoyer à la maison pour ne pas utiliser. »
Consciente des lourdes conséquences financières qui l’attendent, elle reste dans l’incertitude quant à la réaction des propriétaires de la marchandise détruite : « rien ne m’appartient là-bas. Donc, j’attends que les gens auxquels ces choses appartiennent se manifestent. Certains pourront pardonner. Mais d’autres pas. Dans tous les cas, je sais que ça sera énorme ce que j’aurais à payer. »
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
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Last modified: 30 novembre 2025





